Nutrition · 28 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Manger pendant l’effort : ce n’est pas pour vos muscles, c’est pour votre cerveau, explique la Dre Dulaney

L’industrie du sport essaie de vous faire croire, dit la Dre Jaimela Dulaney dans cette courte vidéo, que ce que vous mettez dans votre bouche pendant un effort va déferler dans vos muscles et les rendre soudainement plus performants. C’est, selon elle, ridicule : le corps ne fonctionne tout simplement pas comme ça. Le système est réglé de l‘intérieur ; ce qui arrive de l’intestin peut l’influencer, mais cela ne peut pas vous faire courir plus vite.

Voici son explication. Ce qui décide vraiment de votre vitesse, c’est le sucre dans votre sang. Tant qu’il se maintient, vous avancez. Le moment où il commence à chuter, vous le remarquez : les symptômes apparaissent, vous ralentissez, et éventuellement vous vous arrêtez — parce que le corps protège le cerveau, qui ne doit pas manquer de sucre au point de cesser de bien fonctionner. C’est indépendant de ce qui se passe dans les muscles.

Car les muscles, eux, n’ont pas besoin d’aide extérieure pendant l’effort : ils sont parfaitement contents de brûler tout le gras disponible — celui stocké dans le corps et celui présent dans les muscles eux-mêmes. Pas besoin, donc, de « ravitailler en gras » non plus pendant l’exercice, tranche-t-elle : le carburant est déjà là, en réserve.

Alors à quoi sert ce qu’on prend pendant un effort ? À nourrir le cerveau, répond-elle. Et c’est là qu’intervient l’adaptation : le seul vrai avantage d’un cerveau habitué aux cétones — ces molécules que le corps produit à partir du gras quand les glucides sont bas, et qui peuvent servir de carburant au cerveau — c’est qu’on peut alors laisser le sucre sanguin descendre plus bas sans ressentir les symptômes qui forcent habituellement à ralentir. L’adaptation se construit donc avant l’effort, par la façon de manger au quotidien, et non en avalant quelque chose en pleine course.

En résumé : pendant l’exercice, vos muscles brûlent vos réserves de gras et se débrouillent très bien sans apport extérieur ; la limite qui vous fait ralentir se joue au niveau du cerveau et du sucre sanguin ; et un métabolisme adapté au gras élargit cette marge. C’est, dit le titre même de la vidéo, une affaire de cerveau bien plus qu’une affaire de ravitaillement.

(Précision : la vidéo est un court extrait et ne cite aucune étude précise ; ce texte rapporte fidèlement l’explication donnée par la Dre Dulaney.)

Source : Dre Jaimela Dulaney — https://www.youtube.com/watch?v=KQwqWOT2_X8
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