La Lp(a) — prononcez « lipoprotéine a » — est une particule qui circule dans le sang et qu’on présente souvent comme un facteur de risque pour le cœur, en grande partie hérité de ses parents. Le Dr Nick Norwitz bouscule l’idée reçue : selon lui, ce chiffre, pris tout seul, compte moins qu’on le croit.
Ce qui compterait, c‘est le milieu dans lequel elle circule
Son message central : c’est moins une question de chiffre exact que de l’environnement dans lequel il baigne. Autrement dit, une Lp(a) élevée dans un corps en bonne santé métabolique n’aurait pas le même sens que la même valeur chez quelqu’un dont le métabolisme est déréglé.
Faire baisser le chiffre ne suffirait pas
Il cite un grand essai récent en cardiologie : faire baisser la Lp(a) avec un traitement n’aurait pas réduit les infarctus ni les AVC. De quoi douter que le chiffre soit la bonne cible.
Le vrai facteur : la graisse du ventre
Ce qui compterait davantage, c’est la graisse abdominale. Dans l’étude évoquée, chez les personnes avec un faible ratio taille/hanches — c’est-à-dire peu de graisse autour du ventre (le tour de taille divisé par le tour de hanches, un bon indicateur de la graisse viscérale, celle qui entoure les organes) — une Lp(a) élevée n’était pas liée à un risque cardiaque plus élevé. Le statut nutritionnel global jouerait aussi un rôle.
L‘idée étonnante de Linus Pauling
Le Dr Norwitz rappelle l’hypothèse de Linus Pauling, double prix Nobel : la Lp(a) serait un « jumeau évolutif » de la vitamine C. L’idée : quand l’organisme manque de vitamine C, il utiliserait la Lp(a) pour réparer les parois des vaisseaux — et de fortes doses de vitamine C pourraient protéger le cœur face à la Lp(a). Une piste intrigante, encore débattue.
La morale pratique
Plutôt que de paniquer devant un chiffre sur un bilan, travailler le terrain : tour de taille, alimentation, mode de vie. Le Dr Norwitz propose d’ailleurs sa formation complète sur le sujet pour qui veut creuser.
Source : Dr Nick Norwitz — https://www.youtube.com/watch?v=vPbBZ6d4XfM
