Nutrition · 11 octobre 2026 · par Daniel Bigras

Vous avez mangé zéro glucide… et votre sucre monte quand même ? Voici pourquoi

Vous mangez très peu de glucides, et pourtant votre capteur de sucre (le petit appareil collé sur le bras qui mesure votre sucre en continu) affiche une montée. Premier réflexe : accuser votre dernier repas, ou couper encore plus d’aliments.

Le Dr Tony Hampton vous arrête tout de suite : avant de blâmer votre assiette, il faut comprendre tout ce qui fait monter le sucre en dehors de la nourriture. Dans sa nouvelle vidéo, il passe en revue cinq situations avec un petit jeu qu’il appelle « Observer, Vérifier ou Agir » : face à chaque lecture bizarre, faut-il simplement la surveiller, la vérifier, ou agir ?

L‘effort fait monter le sucre — et c‘est normal

Oui, l’exercice peut faire monter temporairement votre sucre. Quand vous faites un effort intense, votre corps libère de l’adrénaline, l’hormone du stress et de l’action.

L’adrénaline ordonne à votre foie de libérer du sucre dans le sang : c’est du carburant rapide pour vos muscles qui travaillent fort. Résultat : le capteur affiche une montée juste après votre entraînement. Pas de panique : ce pic redescend tout seul après l’effort — c’est le signe que votre corps répond bien.

Votre foie fabrique du sucre tout seul

Même si vous ne mangez aucun glucide, votre foie sait fabriquer du sucre à partir d’autre chose — à partir des protéines, par exemple, ou de ses propres réserves. C’est un mécanisme de survie : votre cerveau a besoin d’un minimum de sucre pour fonctionner, alors le foie en produit en continu, repas ou pas.

C’est aussi pour ça que beaucoup de gens voient leur sucre monter le matin au réveil, même à jeun : les hormones du réveil (dont le cortisol) disent au foie d’envoyer du sucre pour démarrer la journée. On appelle ça le phénomène de l’aube, et c’est tout à fait courant.

Ce qui compte, c‘est la durée — pas le pic
Le Dr Hampton insiste sur un point que presque tout le monde rate : ce n’est pas le chiffre le plus haut qui compte, c’est combien de temps le sucre reste élevé.

Un pic bref qui redescend en une heure, ce n’est pas la même histoire qu’un sucre qui reste haut pendant des heures. Un pic isolé après l’effort ou au réveil, c’est « Observer ». Un sucre qui ne redescend pas, c’est « Vérifier », voire « Agir ».

Le stress, le manque de sommeil, la maladie et les médicaments
Quatre grands perturbateurs que la vidéo passe en revue. Le stress fait monter les hormones de l’alerte, qui font monter le sucre — une mauvaise journée au travail peut se lire sur votre capteur.

Le manque de sommeil dérègle la façon dont votre corps gère le sucre le lendemain : une courte nuit, et votre sucre est plus difficile à contrôler. La maladie — même un simple rhume — pousse le corps à libérer du sucre pour alimenter la défense contre l’infection.

Et certains médicaments (comme les corticoïdes, par exemple) font grimper le sucre : si votre lecture change après un nouveau médicament, parlez-en à votre médecin au lieu de changer votre alimentation.

Les protéines et les fausses lectures

Deux derniers points pratiques. D’abord, les protéines peuvent légèrement faire monter le sucre — le foie en transforme une partie — mais beaucoup moins que les glucides, et ce n’est presque jamais l’explication d’une grosse montée.
Ensuite, méfiez-vous des fausses lectures : si vous dormez sur votre capteur, la pression du matelas peut provoquer un faux « sucre bas » en pleine nuit. Avant de paniquer à 3h du matin, vérifiez avec une goutte de sang au doigt.
Son mot de la fin : votre capteur devrait vous aider à comprendre votre corps, pas devenir votre source d’angoisse. Observer d’abord, vérifier ensuite, agir seulement quand c’est vraiment nécessaire.

Source : Dr Tony Hampton — https://www.youtube.com/watch?v=4TyXVZHoLOk
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