Dans son direct hebdomadaire, le Dr Anthony Chaffee rappelle une vérité oubliée : « que ton aliment soit ton médicament », disait déjà Hippocrate. Et ce n’est pas une belle phrase en l’air — c’est de l’histoire de la médecine.
Le régime cétogène (très peu de glucides, beaucoup de bons gras) est utilisé depuis plus de 100 ans pour soigner l’épilepsie. Et les régimes à base de viande contre le diabète, ça remonte à plus de 400 ans : du temps du Dr Sydenham, on soignait déjà les diabétiques en leur faisant manger de la viande et en supprimant fruits, légumes et glucides. Le grand manuel de médecine du Pr Osler — la bible des médecins vers 1900, à l’université Johns Hopkins — est formel : le diabète se soigne D’ABORD par l’alimentation. L’insuline, découverte plus tard, n’était qu’un dernier recours : seulement après 6 à 7 jours d’échec du régime, et en toute petite dose, car trop d’insuline peut faire chuter le sucre dangereusement.
Puis sont arrivées les années 50-60 : la peur de la viande et du gras, la pyramide alimentaire, et des recommandations à manger toujours plus de céréales — à l’époque du président Nixon, pour écouler le blé. Le diabète a explosé dans la foulée. Coïncidence ? Le Dr Chaffee ne le croit pas.
Autre sujet marquant du direct : le sucre et le cancer. Les cellules cancéreuses pompent le sucre (le glucose) bien plus que les cellules normales — c’est « jeter de l’huile sur le feu ». Or le corps fabrique lui-même 50 à 80 grammes de sucre par jour, même sans en manger (les globules rouges et une partie du cerveau en ont besoin). Sans sucre dans l’assiette, les cellules cancéreuses n’ont que ces 50 à 80 grammes ; avec 500 grammes de glucides par jour, elles en reçoivent 550 à 580. Pendant ce temps, le reste du corps fonctionne très bien avec le gras et les cétones — ce carburant de secours que le corps fabrique à partir du gras quand les glucides manquent.
Sur la goutte, il démonte une idée reçue : le taux d’acide urique dans le sang ne prédit pas bien les crises. Certains ont un taux bas et souffrent le martyre ; d’autres un taux élevé et jamais une crise. En début de régime cétogène, l’acide urique monte (les cétones et l’acide urique se disputent la même sortie dans l’urine) — mais presque personne ne fait de crise, car les cétones bloquent le déclencheur d’inflammation à l’origine des crises. Après 4 à 6 mois, le taux redescend, souvent plus bas qu’avant. Quelques poussées possibles au début — le Dr Salisbury l’observait déjà il y a 150 ans avec son régime « bœuf et eau » — puis elles disparaissent. Les vrais coupables de la goutte, selon lui : le sucre (surtout le fructose) et l’alcool.
Il parle aussi de la thyroïde : dans la thyroïdite de Hashimoto (quand le corps attaque sa propre thyroïde), il compare le système immunitaire aux pompiers qu’on accuserait d’avoir mis le feu — le vrai coupable est ailleurs. Ce coupable, ce seraient les lectines, ces protéines de défense des plantes qui abîment les tissus ; en les retirant de l’assiette, les anticorps baissent. Il rappelle aussi que le zinc et le sélénium sont essentiels à la thyroïde, et que les « valeurs normales » des analyses sont calculées sur des gens moyens — souvent malades et mal nourris — alors que les études montrent des niveaux optimaux bien différents.
En vrac, dans ce long direct : ses yeux chroniquement rouges ont disparu en deux semaines après avoir arrêté les légumes verts (épinards, chou frisé, brocoli) ; les poudres de protéines végétales sont moins bonnes que la viande car les protéines des plantes n’ont pas le bon équilibre en acides aminés (les briques qui construisent nos protéines) ; et sur la perte de poids, il cite les études des médicaments coupe-faim comme l’Ozempic : environ 40 % du poids perdu serait du muscle et de l’os — puis le poids repris est surtout du gras, on finit avec plus de gras qu’au départ. Son conseil : visez moins de gras et plus de muscle, pas un chiffre plus petit sur la balance.
Le Dr Chaffee annonce aussi ses prochaines conférences (sommet de la santé métabolique à Boca Raton fin janvier, Low Carb Denver en février) et une entrevue à venir avec Charlene Anderson, figure bien connue du monde carnivore.
Source : Dr Anthony Chaffee — https://www.youtube.com/watch?v=l1PPVADYQgA
