Nutrition · 20 octobre 2026 · par Daniel Bigras

« Pires que le sucre » : pourquoi le Dr Kiltz s’en prend aux salades

Le titre a de quoi choquer : les salades et les glucides complexes — les légumes et les féculents qu’on nous présente comme « santé » — seraient, selon le Dr Robert Kiltz, MD, gynécologue et spécialiste de la fertilité, pires que le sucre lui-même. Voici son raisonnement, tel qu’il l’expose dans cette vidéo.

Son point de départ : la vraie énergie des cellules, dit-il, ce n’est pas le sucre, c’est le gras. Or les légumes typiques d’une salade — il nomme la courgette, les poivrons et les tomates — se décomposent en sucre pendant la digestion, et le corps, selon lui, ne fait pas de différence entre ce sucre-là, le sucre blanc et celui d’une boisson gazeuse : dans tous les cas, du sucre arrive dans le sang.

Il s’attaque ensuite à l’argument de l’index glycémique (la vitesse à laquelle un aliment fait monter le sucre dans le sang). Le sucre rapide, dit-il, passe vite et le foie le convertit en gras. Les glucides complexes, eux, se digèrent lentement et libèrent leur sucre en continu — « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à longueur d’année », selon sa formule. C’est ce goutte-à-goutte permanent qui les rendrait pires : le sucre dans le sang ne redescend jamais vraiment.

Pourquoi ce sucre en continu pose-t-il problème, selon lui ? Parce qu’un sucre sanguin élevé favorise la glycation : le sucre se colle aux protéines du corps et les abîme, un peu comme il caramélise à la chaleur. Ces protéines abîmées s’accumulent, entretiennent l’inflammation et accélèrent le vieillissement des tissus — vaisseaux, foie et, à terme, tous les organes, dit-il, en reliant ce mécanisme au diabète, à l’hypertension, au cancer et aux accidents vasculaires cérébraux (une artère qui se bouche ou qui éclate dans le cerveau).

Deuxième cible : les fibres. On nous répète qu’elles sont indispensables ; le Dr Kiltz soutient le contraire. Il les compare à de la laine d‘acier qui frotterait l’intérieur du tube digestif : irritation, inflammation, et, selon lui, un terrain favorable à la colite (une inflammation du gros intestin) et à la maladie de Crohn (une maladie inflammatoire chronique de l’intestin).

Ses conseils pratiques découlent de tout cela : manger plus gras, ne consommer ces légumes qu’occasionnellement et bien cuits si on y tient, et laisser le système digestif se reposer — alterner repas copieux et jeûnes, y compris de longs jeûnes, viser un seul repas par jour, et cesser de grignoter, ce qui remplit les intestins sans arrêt. Ce sont des positions tranchées, à contre-courant du discours habituel — le Dr Kiltz les assume entièrement, et c’est ce débat-là qu’il met sur la table.

Source : Dr Robert Kiltz — https://www.youtube.com/watch?v=MyCDd2QJcOA
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