Nutrition · 12 août 2026 · par Daniel Bigras

30 JOURS POUR ESSAYER UNE ALIMENTATION ANCESTRALE TRÈS FAIBLE EN GLUCIDES

L’objectif n’est pas de vous convaincre de manger ainsi pour le reste de votre vie.

C’est une expérience de 30 jours : retirer les aliments végétaux et les glucides, simplifier au maximum l’alimentation et observer comment votre corps réagit.

1 — 🧂 NE NÉGLIGEZ PAS LES ÉLECTROLYTES

Lorsque vous réduisez fortement les glucides, l’insuline diminue et les reins éliminent davantage de sodium et d’eau, particulièrement pendant les premiers jours.

Assurez-vous donc d’avoir suffisamment :

• de sodium
• de potassium
• de magnésium
• et d’eau

Un apport insuffisant peut contribuer à la fatigue, aux maux de tête, aux étourdissements et aux crampes souvent associés au fameux « keto flu ».

2 — 🧈 N’AYEZ PAS PEUR DU GRAS

Si vous retirez votre principale source d’énergie, les glucides, il faut que l’énergie vienne d’ailleurs.

2 g de glucides = environ 8 calories.
1 g de gras = environ 9 calories.

Comme règle pratique, remplacer environ 2 g de glucides retirés par 1 g de gras permet donc de remplacer approximativement les calories supprimées.

Beurre, suif, gras naturellement présent dans la viande, jaunes d’œufs et poissons gras peuvent devenir vos principales sources d’énergie alimentaire.

Une erreur fréquente au début est de couper les glucides ET de continuer à avoir peur du gras. Résultat : on mange simplement beaucoup moins d’énergie qu’avant et on se demande pourquoi on est à plat.

3 — 🍖 MANGEZ TROIS FOIS PAR JOUR, JUSQU’À SATIÉTÉ

Pour commencer, inutile de chercher immédiatement à jeûner.

Mangez trois repas.

Mangez lorsque vous avez faim et arrêtez lorsque la faim disparaît.

L’objectif pendant ces 30 jours est aussi de recommencer à reconnaître deux signaux extrêmement simples :

J’ai faim → je mange.
Je n’ai plus faim → j’arrête.

Avec le temps, certaines personnes constateront naturellement qu’elles ont moins souvent faim. Il n’est pas nécessaire de forcer ce changement.

4 — 📅 DONNEZ-VOUS 30 JOURS

Pendant 30 jours, gardez l’expérience aussi simple et constante que possible.

Viandes, poissons, fruits de mer, œufs et graisses animales selon votre tolérance.

Après les 30 jours, vous pourrez réintroduire les autres aliments un à la fois.

C’est là que l’expérience devient particulièrement intéressante : plutôt que de tout réintroduire simultanément, ajoutez un aliment et observez votre digestion, votre faim, votre énergie et votre bien-être.

Vous pourriez découvrir que certains aliments que vous mangiez depuis des années ne vous conviennent finalement pas aussi bien que vous le pensiez.

5 — 🚽 MOINS DE SELLES ≠ CONSTIPATION

La constipation ne signifie pas simplement : « Je ne suis pas allé à la selle aujourd’hui. »

On parle plutôt de selles difficiles ou douloureuses à évacuer, de selles très dures, d’efforts importants ou d’une sensation d’évacuation incomplète.

En retirant pratiquement toutes les fibres, la quantité de matière fécale peut diminuer considérablement. Il est donc possible d’aller moins souvent à la selle sans être constipé.

Bref : si rien ne veut sortir et que ça fait mal, c’est un problème.

Si vous n’avez simplement rien à évacuer… inutile d’organiser une battue de recherche. 😁🤣

6 — 💩 VOTRE DIGESTION VOUS DONNE DE L’INFORMATION

Des selles très molles ou de la diarrhée peuvent apparaître lorsque vous augmentez rapidement votre consommation de gras, particulièrement au début.

Elles peuvent également être un indice qu’un aliment particulier est mal toléré.

À l’inverse, si les selles deviennent véritablement difficiles à évacuer, vérifiez d’abord :

• votre hydratation
• votre apport en sodium, potassium et magnésium
• la quantité totale de nourriture consommée
• et les aliments qui semblent modifier votre transit

L’objectif n’est pas d’obtenir une selle quotidienne à tout prix.

L’objectif est simplement que votre système digestif fonctionne confortablement.

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⚠️ UNE PRÉCAUTION IMPORTANTE

Une alimentation extrêmement faible en glucides modifie rapidement l’apport alimentaire, l’équilibre hydrique et parfois les besoins médicamenteux.

Les personnes qui prennent notamment des médicaments pour le diabète ou la pression artérielle, ainsi que celles souffrant d’une maladie rénale, hépatique ou de certains troubles métaboliques, devraient effectuer ce genre d’expérience avec un professionnel de la santé capable d’adapter leur suivi et leurs médicaments.

Ce n’est pas une religion. C’est une expérience de 30 jours.

Observez ce qui arrive à votre faim, votre énergie, votre digestion et votre relation avec la nourriture.

Après 30 jours, vous aurez quelque chose de beaucoup plus utile qu’une opinion sur cette alimentation :

votre propre expérience.

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